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Bienvenue sur le site officiel du SIEEEN

Le Syndicat Intercommunal d'Énergies d'Équipement et d'Environnement de la Nièvre intègre différentes compétences structurées en quatre pôles : les énergies, l'e-administration, l'équipement et l'environnement. Acteur majeur du développement durable de la Nièvre, le SIEEEN intervient pour améliorer le cadre de vie des Nivernais depuis 1946.

Juin 2014

Élection à la présidence du SIEEEN

 

Guy Hourcabie a été réélu à la présidence du SIEEEN le 24 mai dernier. Il a rappelé dans son discours le travail très dense qui a été réalisé ces six dernières années et mis en perspective les chantiers qui seront conduits durant la nouvelle mandature.

Le SIEEEN s'appuie aujourd'hui sur ses 92 collaborateurs pour remplir ses différentes missions auprès des collectivités nivernaises. Il demeure la seule structure de coopération intercommunale qui regroupe la totalité des communes du Département. La politique de développement durable qu'il initie depuis plus
d’une décennie avec ses partenaires publics et privés vise à améliorer le cadre et la qualité de vie des Nivernais. Celle-ci permet aussi de soutenir l'économie du territoire ; ses diverses activités génèrent environ 150 emplois permanents dans les entreprises de travaux publics, du bâtiment et des services. En 2013, 74 % des
11 418 000 € de commande publique ont été attribués à des entreprises nivernaises ou installées localement.

 

Des évolutions structurelles du Syndicat

 

Pour mener à bien ses missions, le SIEEEN a optimisé ses moyens et renforcé son efficacité opérationnelle. Il a ainsi réorganisé ses pôles d'ingénierie territoriale en deux unités. Les services Architecture et Équipement et SEREP ont été fusionnés pour créer le service Patrimoine et Énergies. Ce dernier œuvre dans le développement durable, la réhabilitation et la réalisation de bâtiments publics de type BBC et conseil en énergie partagée. Il intègre aussi une dimension urbanistique avec la prise en compte des problématiques énergétiques dans le cadre des opérations d'éco-villages d'avenir, d'aménagements d'espaces publics et de lotissements. Sur la période 2008-2013, 90 chantiers ont été réceptionnés, ce qui représente plus de 15 800 000 € de travaux.

Les activités numériques ont été regroupées, en outre, au sein du SITEC. Ce service traite les questions d'informatique, de SIG, cartographie et d'e-administration avec la dématérialisation des procédures administratives. Les 650 000 parcelles de la Nièvre ont été numérisées, le SIG Ptolémée est déployé auprès de
270 communes utilisatrices et le SIEEEN gère un parc informatique de 800 machines réparties au sein des 300 collectivités adhérentes. Le SITEC accompagne également les collectivités dans la mise en œuvre de la dématérialisation des procédures administratives et comptables. Il compte renforcer son offre cartographique (CT/DICT, urbanisme, réseaux humides...).

 

Des actions concrètes sur le territoire

 

Le Syndicat intervient sur les 312 communes du territoire et met ses compétences au service des Nivernais pour préserver l'environnement et améliorer le cadre de vie. 7 M€ ont été investis pour construire, renforcer et sécuriser chaque année 55 km de réseaux de distribution publique d'énergie électrique. Depuis une quinzaine d'années, la construction en technique souterraine permet de fiabiliser la desserte des usagers.

Par ailleurs, pour maintenir et garantir la qualité du service public de distribution d'électricité et de gaz, le SIEEEN assure un contrôle rigoureux des concessions. Entre 2008 et 2013, trois expertises (une comptable et deux techniques) ont été faites avec le concours du bureau d'études IED. Elles ont permis de traiter notamment les départs 20 KV et les réseaux de distribution d'électricité des vingt communes urbaines de la concession Nièvre. Une solution est étudiée avec la direction nationale d'ERDF pour une juste valorisation patrimoniale des travaux réalisés sur leurs concessions par les syndicats d’énergie, collectivités concédantes. Le préjudice pour la Nièvre s'élèverait à 27 M€ sur la période 1999/2012 du fait du mode de valorisation dans ses comptes par ERDF du patrimoine électrique des communes que nous leur concédons.

287 communes, 3 communautés de communes et le Conseil Général ont confié au SIEEEN la gestion de leur éclairage public. Ces six dernières années,
21,5 M€ ont été investis pour la création et le renouvellement de 8 500 foyers lumineux. 8 000 foyers équipés de lampes à vapeur de mercure énergivores et vétustes doivent encore être remplacés. Le SCEEP, service technique du SIEEEN gère en régie la maintenance et l'entretien d'un parc de 53 000 foyers lumineux et de 3 900 commandes répartis sur 301 communes.

 

Le développement des énergies solidaires

 

Conscient des enjeux énergétiques à venir, le SIEEEN a renforcé son engagement dans le développement durable de son territoire. En 2009, il a porté les Assises de l'énergie qui ont abouti à la création de l'Agence locale de l'énergie de la Nièvre (ALEN).


Le Syndicat a également relayé, en 2013, le Débat national sur la transition énergétique au sein du Département. Pour faire reconnaître la question énergétique, il participe activement à la mise en œuvre du plan climat énergie territoriale (PECT), du Scot du Grand Nevers et des Territoires à énergie positive.

Le secteur des énergies a été marqué par plusieurs actions structurantes en faveur des énergies renouvelables. La création de la Régie SIEEEN Chaleur, en 2012, a permis de structurer et de pérenniser une démarche initiée en 2007. Avec un investissement de 5,5 M€ et une puissance de 4,7 MW, la régie est aujourd'hui le premier opérateur nivernais pour les chaufferies biomasse. 763 000 l de fioul ont pu être économisés grâce aux 13 chaufferies en exploitation.

La SEM Nièvre Énergies, créée en 2012, complète les moyens opérationnels. Elle met à disposition des collectivités un outil de développement des énergies renouvelables dans l'éolien et la méthanisation en particulier. Première structure participative et citoyenne en France, la SEM  offre la possibilité de territorialiser les ressources financières issues de leur exploitation.

Le servie Déchets Ménagers a maintenu ses efforts en œuvrant pour le développement durable du territoire. Le projet de plate-forme multi-filières, en cours actuellement, va permettre de créer centre de valorisation des déchets « nivernais  permettant le regroupement et le tri des journaux, plastiques et cartons de déchetterie et plastiques alimentaires, situés sur le territoire SIEEEN. Il répond à des enjeux économiques, environnementaux et sociaux.
Le président Guy Hourcabie a invité les collectivités locales à accroître leur implication dans la promotion et le développement des énergies renouvelables. Face aux grandes problématiques environnementales (changement climatique, économies d'énergies, urbanisme et transports) et à la future loi sur la transition énergétique, la vigilance est de mise. L'étude stratégique, conduite en partenariat avec le Conseil général, favorisera la mise en place d'un plan d'actions concertées pour la Nièvre.

 

Mai 2014

Les nouveaux locaux du Sictom des Morillons

Le SIEEEN a conduit une maîtrise d'œuvre complète pour la construction d'un local de 429 m2 pour le Sictom des Morillons, au lieu-dit Les Champs Marteaux, à Saint-Honoré-les-Bains. Ce projet exemplaire présente une dimension fonctionnelle et écologique.
 

Le bâtiment se compose d'un local technique, de quatre boxes pour camion-benne et d'un vestiaire sanitaire pour le personnel. Il comprend également 3 bureaux pour l'administration du Sictom (secrétariat, technicien, président) un auvent de stockage matériel et une aire de lavage des camions. Une salle de réunion de
50 places est aussi prévue pour accueillir les 48 délégués des communes desservies. Un local technique intégré au bâtiment, avec un accès extérieur indépendant, abrite les onduleurs de l'installation photovoltaïque.

 

Un bâtiment intégré à son environnement

 

Implantés à proximité d'une zone Natura 2000, les nouveaux locaux du Sictom des Morillons ont fait l'objet au préalable d'une analyse d'impact sur l'environnement. Pour réduire le volume de terrassement, l'approche du nivellement a privilégié de plaquer le bâtiment au sol plutôt que de l'aligner sur la voie publique. Les matériaux terrassés durant les travaux ont été réutilisés sur place. La volumétrie générale a aussi été repensée pour une intégration plus harmonieuse dans le cadre naturel. Il a, en outre, limité les espaces en enrobé et minéral et optimisé l'aire de stationnement et l'espace technique pour camions afin de préserver au mieux la prairie sur laquelle s'inscrit le bâtiment.


Des prescriptions particulières ont été incluses au cahier des charges. Les eaux pluviales récupérées pour le nettoyage des camions-bennes permettent au Sictom de réduire sa consommation d'eau. Le système d'assainissement autonome est équipé d'un débourbeur, d'un déshuileur et d'un filtre qui traitent l'eau avant son rejet.


Les 11 entreprises retenues ont dû produire, par ailleurs, un mémoire environnemental qui précisait notamment les solutions mises en œuvre pour le traitement des déchets, la circulation et l'occupation du site.

 

Une construction au niveau Bâtiment Basse Consommation

 

Les calculs thermiques ont été faits pour viser le niveau BBC 2005 et les équipements et matériaux choisis en conséquence. L'isolation du bâtiment a été renforcée. Le plafond est habillé de laine minérale de 120 mm et 240 mm et les façades de laine de bois de 100 mm et de laine minérale de 140 mm. Le sol bénéficie également d'un traitement isolant ; il est renforcé en périphérie.

 

Les locaux du Sictom des Morillons sont équipés d'une ventilation double-flux avec système de régulation, d'un chauffage électrique par le sol dans les bureaux et la salle de réunion. Des panneaux radiants électriques complètent le chauffage du bâtiment. Les salles sont éclairées avec des lampes basse consommation.

Pour gérer les apports solaires directs sur les salles et modérer la surchauffe dans les locaux, le bâtiment est conçu avec une toiture qui déborde assez largement sur les façades orientées sud-est et des brise-soleil en bois au niveau des baies vitrées de la salle de réunion. Le SIEEEN a privilégié des menuiseries et un bardage extérieur bois en utilisant du Douglas régional transformé à Sougy-sur-Loire.

 

Intégrée à la toiture en simplifié sur bac acier (système Helios B2), une centrale photovoltaïque de 239 m2 composée de modules monocristallins, entièrement financée par le SIEEEN, permet de tirer profit de la situation géographique de la construction orientée plein sud. Elle produira 36 kWc par an qui seront réinjectés sur le réseau d'électricité. ERDF s'est engagé lors du raccordement sur un prix de rachat de 0,18 € le kWh sur 20 ans. Une convention signée avec le Sictom des Morillons prévoit la rétrocession de la centrale et les recettes de la production après 25 ans. Pour assurer la maîtrise d'ouvrage de cette installation, le SIEEEN s'est associé au bureau d'études Phaseo.

 

Après deux mois de fonctionnement, en mars et avril 2014, la production électrique est supérieure de 10 % à la production prévisionnelle (7 000 kWc).  Pour insister sur la dimension environnementale de son bâtiment, le Sictom des Morillons a placé sur son site un panneau qui précise la production instantanée et la production cumulée d'électricité de son bâtiment.

 

Démarré en janvier 2013, les nouveaux locaux du Sictom des Morillons ont nécessité un investissement de 586 842 € HT dont 79 233 € HT financés par le SIEEEN pour la centrale photovoltaïque. Pour mieux faire découvrir ce chantier exemplaire, le Syndicat l'a déjà mis au programme des visites de ses journées techniques de septembre 2014.

 

Avril 2014

Retour sur l'étude réalisée par Audirep

La dématérialisation est un processus global d’informatisation En 2010, le SIEEEN avait confié un état des lieux de son territoire à la société Audirep pour appréhender l’opinion, les comportements et le degré de satisfaction des habitants en matière de gestion des déchets ménagers. 78 % des Nivernais pratiquaient alors une action de prévention (89 % selon les élus). Qu’en est-il trois ans plus tard ?

Le SIEEEN s’est engagé à réduire de 7 % le tonnage des ordures ménagères d’ici 2015. Il met en œuvre son programme de prévention des déchets sur cinq ans avec obligation de résultats, suite à la signature de l’accord cadre avec l’Ademe en 2009.

L’enquête Audirep 2013 répondait à la nécessité d’évaluer le programme de prévention du SIEEEN, l’opinion sur le service de gestion des déchets ménagers et l’implication citoyenne, d’identifier les besoins en termes de communication et de suivre dans le temps les indicateurs pour apprécier l’impact des actions antérieures. Ce bilan global à l’échelon du territoire SIEEEN (91 403 habitants) a permis de dégager les forces et les faiblesses du dispositif, d’entrevoir les leviers d’amélioration et de mettre en place des plans d’actions.

 

Les grandes tendances 2013

 

L’ensemble des habitants pratique au moins un geste pour réduire la quantité des déchets. 90 % cuisinent les restes de repas, 89 % achètent la quantité juste et conservent mieux leurs aliments. La pratique du compostage est en hausse chez les personnes vivant en maison individuelle (60 %). L’enquête miroir révèle cependant que les élus tendent à sous-estimer les gestes citoyens.

 

Certaines pratiques telles que le Stop Pub et l’achat d’occasion demeurent, toutefois, peu ancrées. Elles affichent même une baisse par rapport à 2011.
Les habitants sont plus satisfaits des différents modes de collectes des déchets ménagers que ne l’estiment les élus. 92 % d’entre eux plébiscitent le service offert en déchetterie et plus de 80 % se disent satisfaits des modes de collecte des biodéchets, emballages et poubelles. Élus et habitants se déclarent pour une amélioration de la fréquence de collecte et de la qualité des sacs ainsi que des explications apportées lors du refus du sac.

 

Les pistes d'améliorations

 

Les élus et les habitants s'accordent sur la nécessité de sanctionner le dépôt sauvage et de refuser les sacs mal triés pour améliorer la gestion des déchets sur le territoire.

 

Pour maintenir et renforcer le niveau élevé de satisfaction à l'égard des modes de collectes, la communication sur les ambassadeurs du tri devra être renforcée. Il s'avère ainsi nécessaire de  permettre aux habitants de mieux les identifier et comprendre leur rôle. Seuls 2 habitants sur 10 connaissent leur ambassadeur du tri ! L'implication citoyenne doit être maintenue à travers notamment une bonne communication ; celle-ci passe par des échanges avec la commune et la diffusion d'informations dans la presse. Les habitants ont toutefois une opinion divergente des élus sur l'obtention d'informations supplémentaires. 53 % de leurs demandes dépassent le cadre du tri, elles portent notamment sur l'emploi et le coût de traitement. La création d'emplois locaux liés au traitement des déchets constitue, en effet, pour les Nivernais un facteur essentiel de motivation en faveur du tri et de la réduction de leur production de déchets.


L'enquête Audirep a montré que pour faire baisser le coût de traitement des déchets, les trois quarts des habitants du territoire SIEEEN sont prêts à mieux trier les emballages et biodéchets et à réduire les déchets apportés ou déposés en déchetterie.

 

Voir les résultats détaillés de l'enquête

 

Mars 2014 - La dématérialisation, une réalité pour les collectivités territoriales

 

La dématérialisation est un processus global d'informatisation qui consiste à remplacer les supports d'informations physiques par des fichiers informatiques. Elle tend vers la création du « bureau sans papier » grâce à la gestion électronique des données et des documents produits par une structure ou qui proviennent de ses différents partenaires. Elle s'applique à tous les champs d'actions des collectivités qui doivent la mettre en œuvre pour remplacer les échanges papier par des échanges informatisés avec leurs différents interlocuteurs tels que les administrés, les administrations (Trésor Public, Préfecture, INSEE...) et fournisseurs. Que recouvre au juste ce sujet qui fait l'actualité ?

 

L'équipe du service SITEC - SIEEEN


La France a parachevé en 2012 le processus de dématérialisation de ses procédures de marchés publics. Les administrations sont désormais en mesure de recevoir des factures dématérialisées. Les collectivités sont amenées, elles aussi, à initier l'e-administration et à faire leur entrée dans l'économie numérique. Dans son plan numérique 2020, l'État prévoit que « le papier devra être définitivement abandonné et l'intégralité des démarches administratives devront être dématérialisées. »


De nombreux projets sont en cours au niveau national, certains impliquent la Nièvre à court terme. Par exemple, pour les échanges avec la Préfecture, le déploiement du projet Actes, initialisé en 2004, se poursuit pour permettre l'envoi dématérialisé des délibérations et arrêtés au contrôle de légalité. Le même processus est en cours pour les budgets locaux à travers le projet Actes budgétaires. En outre, depuis le 1er janvier 2014, la transmission dématérialisée des tableaux rectificatifs des listes électorales est possible via le portail e.listelec. Le projet COMEDEC, initié par le ministère de la Justice, connaît également un déploiement massif afin de faciliter l'échange sécurisé des documents d'État-civil.


Les collectivités nivernaises sont en train, quant à elles, d'initier la dématérialisation de leurs flux comptables avec la mise en place de la version 2 du Protocole d'Échange Standard (PES V2).

 

31 mars et 31 décembre 2014 : deux échéances, pour qui, pourquoi ?

En France, le PES V2 est le protocole d'échange retenu entre les ordonnateurs  et les comptables. Il permet l’envoi des bordereaux, des mandats et des titres, accompagnés de leurs pièces justificatives. Il remplacera le protocole INDIGO, avec une date limite de mise en œuvre au 31 décembre 2014. En parallèle, l'harmonisation des prélèvements bancaires devient une réalité avec la nouvelle norme européenne, le SEPA (Single Euro Payments Area ou Zone unique des paiements en euro). Effective au 1er avril 2014, elle implique une adaptation des logiciels comptables et de facturation aux administrés.


C'est pourquoi les collectivités qui pratiquent des prélèvements doivent impérativement faire les modifications nécessaires dans leurs utilisations métiers avant le 31 mars 2014. Celles qui ne sont pas concernées bénéficient d'un délai supplémentaire jusqu'au 31 décembre 2014. Ce chantier est déjà bien engagé en Nièvre avec le concours du SITEC.


La dématérialisation comptable requiert un investissement humain important. Il implique aussi, parfois, le remplacement de matériels et logiciels obsolètes et l'acquisition d'outils supplémentaires tels qu'un scanner et des certificats électroniques.

 

Le SIEEEN accompagne les collectivités

Le SITEC s'investit pleinement auprès des collectivités pour les aider à réussir leur entrée dans l'e-administration. Il leur apporte conseil et assistance dans le cadre de la mise en place du PES V2 et du SEPA. Son action se traduit concrètement, dans ce cadre, par de la préconisation de matériels, des formations, de l'accompagnement pour les utilisateurs des logiciels comptables et facturiers Berger-Levrault et JVS Mairistem.


Pour être en mesure d'assister de façon optimale les nombreuses communes concernées par l'échéance du 31 décembre 2014, le SITEC a renforcé son équipe en 2013 avec le recrutement d’un technicien-formateur et la désignation d’un chef de projets  « dématérialisation ».


Par ailleurs, le service organise avec la DDFIP et les éditeurs, des journées techniques d'information sur la dématérialisation comptable sur l'ensemble du Département. En 2013, les neuf sessions ont accueilli une centaine de participants ; elles se poursuivront à partir d'avril 2014. Pour alimenter en information les collectivités nivernaises, le SITEC enrichit également le site extranet du SIEEEN d'articles et de propositions de formations.


De nombreux chantiers sont à l'étude au SIEEEN pour améliorer son offre de services autour de la dématérialisation. Des réflexions sont ainsi menées sur l’archivage en collaboration avec les archives départementales, la mise en place d'un tiers de télétransmission, les certificats électroniques, la gestion électronique de l’information et des documents existants, entre autres.


40 collectivités ont migré en 2013 vers les nouvelles gammes logicielles plus adaptées à la dématérialisation comptable. 89 sont en mesure de mettre en œuvre le PES V2 après avoir suivi une formation dispensée par le SITEC.


Le SITEC se tient à disposition des collectivités pour toutes informations complémentaires par téléphone au 03 86 59 76 90 * 2 ou par mail à l'adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

Février 2014 - Trois nouvelles chaufferies bois inaugurées en Nièvre

En février 2014, les communes d'Ouroux-en-Morvan et Saint-Saulge ainsi que la communauté de communes du Pays Corbigeois ont inauguré leur chaufferie bois. La Nièvre compte désormais 13 réseaux de chaleur.

 

 

Saint-Saulge, le 7 février

 

En 2012, la commune de Saint-Saulge a délégué la compétence réseau de chaleur à la régie SIEEEN Chaleur pour la réalisation des équipements et leur exploitation. La chaufferie alimente en chauffage la mairie, le presbytère, le groupe scolaire et la gendarmerie. Grâce à ses deux chaudières bois  (200 kW) et fuel (350 kWh) et ses 250 m de linéaire réseau, l'installation chauffe 2 600 m2. La commune dispose aujourd'hui d'un réseau de chaleur complet équipé en outre d’une télégestion permettant de suivre à distance les automates de l’installation. Le coût de cet équipement s'élève à 426 115 € HT. L'opération a été subventionnée à hauteur de 316 290 € HT par les co-financeurs (Conseil général, Région Bourgogne, FEDER dans le cadre du PECB et l’ADEME pour les études). Le SIEEEN a participé à hauteur de 109 825 € HT.

 

Ouroux-en-Morvan, le 13 février

 

D'une puissance cumulée de 300 kW, la chaufferie d'Ouroux-en-Morvan se compose de deux chaudières de 150 kW bois chacune. L'installation chauffe 1 200 m² grâce à 90 mètres linéaire de réseau. La commune produit les plaquettes bois sèches qui servent de combustible. Cet équipement a nécessité un investissement de 360 507 € HT. Il a été subventionné à hauteur de 316 290 € HT par les co-financeurs (Conseil général, Région Bourgogne, FEDER dans le cadre du PECB et l’ADEME pour les études). Le SIEEEN a participé à hauteur de 83 151 € HT.


Communauté de communes du Pays Corbigeois, le 22 février

 

Équipé d'une chaudière bois de 380 kW et d'une chaudière fuel de 440 kW, le réseau de chaleur de la communauté de commune du Pays Corbigeois alimente en chauffage le COSEC et le collège grâce à ses 220 m de linéaire réseau. L'opération, d'un montant de 496 000 € HT, a été subventionnée à hauteur de 362 261 € par les co-financeurs (Conseil général, Région Bourgogne, FEDER dans le cadre du PECB et l’ADEME pour les études). Le SIEEEN  a participé à hauteur de 133 739 € HT.

 

 

SIEEEN Chaleur, premier opérateur en thermie bois de la Nièvre

 

Pour produire et distribuer les collectivités adhérentes doivent transférer entièrement ou partiellement la compétence au Syndicat qui confie l'exploitation des chaufferies bois à sa régie SIEEEN Chaleur. Dans le cadre d'un transfert partiel, le Syndicat investit et réalise les réseaux de chaleur, la collectivité prenant en charge l'approvisionnement en combustibles et l'exploitation. La régie s'occupe du financement et du suivi de l'équipement. Si le transfert est total, SIEEEN Chaleur, investit, réalise, exploite les installations et vend la production de chaleur selon un comptage calorifique pour chaque abonné du réseau.


Aujourd'hui, les communes rétrocèdent la gestion et l'exploitation de leur réseau de chaleur à SIEEEN   Chaleur. Elles peuvent profiter ainsi des subventions du Plan Énergie Climat Bourgogne (70 % du coût total de l'installation) et d'une fiscalité avantageuse. 


Le Syndicat propose une nouvelle approche globale aux collectivités basée sur une ingénierie publique. Il se met ainsi en situation d’apporter des réponses tant en matière d’architecture, d’énergie et d’urbanisme qu'en financement des installations de production thermique d’origine renouvelable à travers sa participation. SIEEEN Chaleur collabore en amont avec l'Agence Locale de l'Énergie de la Nièvre (ALEN) et le PNR du Morvan auxquels elle confie les analyses d'opportunité et le suivi des études de faisabilité.


L'ALEN mène, en outre, une réflexion avec ses partenaires pour maîtriser en amont l'approvisionnement et le prix du bois énergie. L'objectif de cette démarche est d'anticiper les changements d'équipements et de promouvoir les chaufferies bois lors d'opérations de sensibilisation et de grandes manifestations telles que la Journée bois énergie et Univerbois.


Conscient des enjeux environnementaux, énergétiques et économiques pour un territoire rural comme la Nièvre, le SIEEEN promeut une exploitation raisonnée des ressources naturelles du territoire. Le développement des réseaux de chaleur participe également du dynamisme socio-économique local, chaque chantier nécessitant l'intervention de bureaux d'études thermiques, d'entreprises forestières et du BTP compétentes. Depuis sa création, la régie a investi plus de 5 800 000 € dont 2 503 000 € en 2013 ; elle prévoit de mobiliser plus 4 265 000 € de crédits pour 2014. Avec les chaufferies de Saint-Saulge, Ouroux-en-Morvan et de la communauté de communes du Pays Corbigeois, SIEEEN chaleur est le premier opérateur en thermie bois du Département avec une puissance totale de 5,4 MWh.

 

Janvier 2014 - Restitution des Vœux 2014 à Fourchambault

 

Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux du SIEEEN à la salle polyvalente de Fourchambault, Guy Hourcabie, président du Syndicat et premier vice-président de la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR), a formulé le souhait d'une année 2014 placée sous le signe de « l'espoir et du redressement vers plus de solidarité, de justice sociale, d'humanité et de respect. » 


Année de transition marquée par les échéances électorales, 2014 s'inscrira dans la continuité de 2013. Malgré la situation économique et sociale difficile et la crise financière qui perdure, le SIEEEN compte maintenir a minima ses volumes d'activités hors extensions de réseau et éclairage public dont les dotations ont été revues à la baisse. M. Hourcabie a réaffirmé le concours du Syndicat à l'investissement qui soutient l'économie locale et l'emploi dans le domaine des réseaux de l’éclairage public, des énergies renouvelables du bâtiment, de la maîtrise de la demande d'énergie et des services.


Une enveloppe de 13 800 000 € est déjà prévue au budget primitif 2014 à cet effet. Par rapport à 2013, les travaux d'électrification devraient être en hausse pour pallier la vétusté des réseaux basse tension (BT) en fils nus. L'activité de dissimulation de réseaux devrait être stable. Il y aura une baisse importante des travaux de raccordement et d'éclairage public (-28%) ; la tendance devrait être identique à 2013 pour les renforcements de réseaux.


Le SCEEP, service technique du Syndicat, continuera d'assurer la maintenance de 52 000 foyers lumineux et 3 500 commandes d'éclairage public répartis sur 304 communes dont 286 ont déjà transféré l'exercice de la compétence au SIEEEN ainsi que le Conseil général.


Le SIEEEN poursuivra avec GRDF les négociations sur le renouvellement / substitution sur la base du nouveau modèle de cahier des charges des contrats de concession en cours élaboré avec la FNCCR. Pour la sécurité des Nivernais, le SIEEEN suivra de très près le projet de réorganisation du service d'intervention lors d'incidents sur le réseau gaz.

 

Une amélioration sensible de la relation avec ERDF

Devant une assistance de 150 personnes composée d'élus, d’entreprises partenaires et de collaborateurs, M. Hourcabie est revenu sur les relations tendues entre le Syndicat et ERDF. Il s'est adressé à son directeur régional Hervé Champenois venu de Dijon pour participer à cette cérémonie pour souligner la sensible amélioration de la situation aux niveaux local et national. La récente convention signée avec la direction régionale d'ERDF confirme la tendance à l'apaisement même s'il demeure des « contentieux résiduels » tels que l'importance des besoins de travaux d'électrification rurale et le compte-rendu de concession ERDF refusé par les quatre départements bourguignons.

Le désaccord financier opposant le SIEEEN et ERDF qui avait été porté devant le Tribunal Administratif de Dijon semble aujourd'hui réglé. Le concessionnaire historique doit désormais verser les soldes de redevance de 2011, 2012 et 2013 sur la base des calculs du Syndicat. M. Hourcabie a souhaité qu'il en soit de même pour le Syndicat Intercommunal des Collectivités Electrifiées de Côte d’Or pour lequel les négociations sont toujours en cours.
Avec un dialogue restauré, le Syndicat et son concessionnaire historique vont s’employer à élaborer ensemble une programmation pluriannuelle d'investissement afin d'améliorer la qualité et la fiabilité de l'alimentation électrique en Nièvre.

 

Une année 2013 marquée par le débat national sur la transition énergétique

La transition énergétique a fait l'objet d'engagements nationaux, européens et internationaux en 2013. L'objectif à long terme est de maîtriser les consommations d'énergies et de développer les énergies renouvelables. Le SIEEEN a porté le débat sur le plan départemental en associant les acteurs socioprofessionnels et les collectivités nivernaises à la réflexion initiée.

Une étude conjointe avec le Conseil général, confiée au cabinet Energies Demain, a même été lancée. Elle vise à définir la stratégie énergétique de la Nièvre et de ses territoires à l'horizon 2020/2030. Le diagnostic réalisé en 2013 et enrichi du profil énergétique nivernais a été présenté en octobre dernier à Magny-Cours. En 2014, plusieurs ateliers thématiques seront organisés sur le territoire pour envisager la meilleure stratégie ainsi que l'élaboration du programme opérationnel.


Le bilan des services du SIEEEN

M. Hourcabie a, en outre, remis en perspective le travail effectué par les différents services du Syndicat pour le développement durable de la Nièvre. Le réseau des ambassadeurs du tri a maintenu et intensifié ses actions de sensibilisation, de communication et de soutien technique auprès des usagers et des collectivités. Grâce à cette forte implication, les collectivités adhérentes sont parmi les plus performantes au niveau national en matière de valorisation et de réduction des déchets. Le SITEC a poursuivi son développement en accompagnant les collectivités dans la mise en place de la dématérialisation. Le nouveau partenariat avec l'éditeur de logiciels Berger Levrault doit permettre de satisfaire 95 % d'entre elles. Il a achevé, par ailleurs, le programme de numérisation et de marquage du réseau d'éclairage public des communes ayant transféré la compétence au SIEEEN. En 2014, le SITEC se chargera de la numérisation de 2 500 foyers en prestation de service. Avec la création du service Patrimoine et Energies, le Syndicat a recentré ses activités sur la rénovation, la gestion et l'exploitation des ouvrages en intégrant le génie thermique et énergétique. Le service est aujourd'hui associé à la réalisation d'équipements de production électrique ou énergétique. La régie SIEEEN Chaleur, premier opérateur de thermie bois du Département avec 5,4 MWh exploités, a connu une année 2013 soutenue avec la réalisation et la mise en service de 5 projets. La chaufferie de l'EIAT de Château-Chinon sera achevée en 2014 et raccordera également les deux lycées.

Le SIEEEN s'investit pleinement dans le développement durable de la Nièvre. A travers la SEM Nièvre Energies, il est l'un des promoteurs du parc éolien de Clamecy/Oisy qui sera mis en service en 2014. Il contribue aussi à la sensibilisation, à l'information et au conseil des particuliers et des collectivités en économies d'énergie, énergies renouvelables et la précarité énergétique grâce à son soutien à l'Agence de l'énergie de la Nièvre (ALEN).

Dans ce contexte de transition sur fond de crise sociale et économique, le SIEEEN demeure mobilisé afin d'offrir un service de type guichet unique à ses adhérents. La finalité est de tendre vers une simplification des relations, une meilleure satisfaction des besoins et une optimisation des coûts.